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Éric Doligé lie les attentats de Paris à certains textes de Sniper, de Salif, de Lunatic

Eric Doligé

Eric Doligé

Il y a quelques jours le sénateur UMP Éric Doligé a écrit une lettre à l’attention du premier ministre Manuel Valls afin qu’il prenne des mesures contre certains textes de rap incitant «au meurtre et à la haine». 

 

 

Celui-ci s’appuie pêle-mêle sur des phrases de Salif, « Les keufs sont lynchés, enfin ça soulage. Faut que Paris crame », du Ministère AMER « J’aimerais pouvoir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam », de Lunatic « J’rêve de loger dans la tête d’un flic une balle de Glock (ndlr: rappé par Issaka en réalité) » et « attends-toi à plus d’un attentat », de Sniper «pour mission exterminer les ministres et les fachos». En soi un florilège de phrases sorties de leurs contextes qu’il considère comme anti républicaines.

 

 

L’élu lie toutes ces paroles répertoriées aux tragiques attentats qui ont secoué la France au début du mois de janvier. La responsabilité des artistes serait donc pleinement engagée. «Vous trouverez dans ces propos une partie de ce que nous avons vécu durant des jours insupportables. Tous les actes y sont décrits dans le détail et les textes incitent des populations à passer à l’acte.» Eric Doligé dénonce également une certaine complicité des ministres de tutelle concernés par ces propos. «S’il y a légalité, c’est donc qu’il y a couverture par les ministres de tutelle » écrit le sénateur.

 

 

«Dénonçant un double langage», il appelle Manuel Valls et son gouvernement à être intransigeants envers ce type de propos et souhaite que les discours empreints de fermeté qui avaient suivi les attentas de Charlie Hebdo et de l’Hypercasher soient maintenant suivis d’actes concrets. Il ajoute : « Vous-même, le ministre de l’Intérieur et le ministre de l’Éducation nationale ont employé des mots forts, utilisé des formules montrant la volonté de surveiller les sites internet, de ne tolérer aucune bavure verbale, ni aucune incitation à la haine, au racisme ou à la violence. Je souhaiterai savoir quelles mesures vous envisagez pour faire cesser cela au plus vite et pour poursuivre ceux qui incitent à la haine et à la violence .» 

 

 

Certains maux rongeant la société sont pour daucuns intrinsèquement lié aux paroles des rappeurs. Le débat est donc de nouveau ouvert. Dans notre récente interview Lino refusait d’effectuer tout raccourci «Si ma fille part en couille, c’est ma responsabilité pas celle du rap». A noter qu’ Eric Doligé avait exprimé tout son ressenti en septembre dernier lors d’une journée parlementaire  à l’égard de Francois Hollande, Manuel Valls et de son gouvernement «J’ai un instinct meurtrier en ce moment(…)j’ai une liste de gens que je peux vous donner, sur qui il faut tirer, hein. Il y en a une quarantaine, c’est tous ceux du gouvernement.» Et il n’est pas rappeur.

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